Lettre ouverte au Président Belinguier

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Anastasya le Jeu 18 Déc 2014 - 15:31

Et voici la position de Mathieu Boutin (qui s'est rendu le 11/12 à France Galop pour s'entretenir avec Mr Bélinguier et Mr Delègue).

LES ENTRAINEURS EN COLERE NE DECOLERENT PAS

A la suite de la réunion du 17/12/2014 à France Galop et du communiqué qui en découle, Les Entraîneurs en Colère tiennent à faire les précisions suivantes :

Le mouvement des entraîneurs en colère a été initié par 3 entités, à savoir l’A.E.P., Le Groupement Ile de France, les Actionnaires du Galop. Ce mouvement regroupe une très large majorité d’entraineurs, il apparait donc logique que les négociations initiées entre les représentants de ce mouvement et le Président Bélinguier se poursuivent selon le même schéma.
On ne peut donc cautionner une réunion regroupant des acteurs différents.
Comme expliqué dans un précédent communiqué, Madame Ch. Head-Maarek et M. F. Rohaut se sont opposés de façon claire à notre mouvement. Ils ne sauraient être représentatifs de la grande majorité des entraîneurs qui par leur présence ou leur soutien ont imposé notre mouvement comme largement majoritaire.

Il ne saurait être non plus accordé le moindre crédit à ce genre de réunion avec des représentants parlant en leur propre nom et ayant cautionné la politique de France Galop dans sa globalité jusqu’à présent.

Il est par ailleurs très étonnant que le Président Bélinguier nous parle encore d’une enveloppe d’encouragements de 281,6 M€ alors qu’est incluse la Subvention de 5M€ versée par l’état aux propriétaires non-assujettis à la TVA. Cette subvention peut en aucun cas être assimilée à des encouragements à l’élevage.
Concernant la prime aux propriétaires, le dépassement en 2014 doit susciter une véritable étude sur son origine ; à partir de là seulement nous pourrons évoquer des pistes permettant une gestion saine.

Encore une fois la proposition fantaisiste et handicapante de rétention de 10 % n’est pas concevable.

Concernant le projet de modification du code électoral on peut s’interroger sur le crédit que portent nos dirigeants envers nos électeurs ; le verdict des urnes les mettrait-il si mal à l’aise pour qu’ils veuillent changer en cours de route les règles du jeu?

Ce sont les acteurs de base qui décideront de la suite à donner à notre mouvement.

Il est bien évident que nous sommes toujours ouverts au dialogue avec le Président Bélinguier, s’il consent à recevoir ensemble les 3 représentants du mouvement « Les Entraîneurs en Colère ».

Les Entraîneurs en colère.

Anastasya

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par MIKADOR le Jeu 18 Déc 2014 - 16:57

Alors là, je ne comprend absolument pas ce que vous essayez de montrer avec ses articles "MédiaPart" qui ne disent rien de nouveau que personne ne sache dans le monde du Galop :

- Mr Germond est bien un Mercenaire comme tous ces grands dirigeants très carriériste qui quitte le navire quand il sent qu'il ne sera plus dans une société en phase de croissance, pour toucher 2 fois plus chez Europcar et en plus il débauche des cadres en partant, le tout sans prévenir personne de son départ !

- Les difficultés du PMU, prévus dès 2010 par les dirigeants de FG pour 2013-2014 sont bien réels et ce n'est pas une surprise. Maintenir le budget des allocations versées dans ces circonstances, c'est déjà bien. ( La francaise des jeux a connu les mêmes problèmes dès 2009 ). d'autres pays n'ont pas su en faire autant.

- Quand à l'arrivée du Qatar pour financer Longchamp et le galop, je ne suis pas pour, mais le foot, le hand et d'autres sport se sont moins posés de question.

- Concernant Mr Boutin et ses collègues, je ne vois pas pourquoi il ne peuvent pas gagner de Groupe et axer  la carrière de ses chevaux vers cet objectif plutôt que les handicaps et réclamer, d'autres le font bien ( Libaud, Gauvin, Sogorb, Couétil, ... ), il n'y a pas d'interdit, les courses sont une compétition et il suffit d'être meilleur que l'autre. Il n'ont pas forcément tous de gros propriétaires derrière eux. Le système des ventes permet à tout un chacun de pouvoir décrocher un futur gagnant de groupe, même à petit prix.

Il faut arrêter de cracher sur tout de cette façon, ce n'est pas comme cela que l'on résous ses problèmes.

MIKADOR

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Invité le Jeu 18 Déc 2014 - 18:04

Merci Mikador pour ces précisions.

Je m'insurge contre les propos donné par Anastasya, la grande majorité des entraineurs ne sont pas favorables à ce mouvement.
Même si l'on a vu certains d'entre eux porter le teeshirt il n'est pas certain qu'ils suivront aveuglément ce mouvement par la suite.
Autre point ce mouvement ne parle que des entraineurs en colère ainsi les autres intervenants sont oubliés même si une partie infime de propriétaires éleveurs ont fait le choix de ce mouvement.
Il y a une catégorie de sociaux professionnels qui est franchement hostile à ce mouvement.

Dénigrer un tel ou une telle n'est pas un bon moyen de faire avancer les revendications.
Le ton et les argumentations sont tendancieuses quand on essaie d'indiquer que des cooptés sont des imbéciles ou des gens ignares.
Respectez vos collègues même s'ils pensent le contraire de ce que vous avancez.

Pour la fameuse règle du choix de catégorie  par candidat et non plusieurs casquettes Thierry Délègue l'a bien expliqué rein n'est fait cela sera discuté lors de réunions prévues là c'est la démocratie en non le contraire.
Il faudra respecter les décisions si vous avez un peu de bon sens...

Le milieu des courses a connu des péripéties au cours de son existence ne croyez pas détenir la vérité ni demander l'impossible vous risquez d'en subir les effets par la suite.
Attention j'ai déjà indiqué que certains problèmes devraient être revu, discuté et des mesures prises si consensus.

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par bon_mot le Jeu 18 Déc 2014 - 23:48

Kariano : "Le milieu des courses a connu des péripéties au cours de son existence ne croyez pas détenir la vérité ni demander l'impossible vous risquez d'en subir les effets par la suite. "
Cette phrase sonne comme une menace, la menace du passé... Du garde à vous des jockeys devant les commissaires!
C'est justement ça que nous voulons combattre, la démocratie, le droit à s'exprimer et l'accès à la parole ne nous mettent plus en position de vassal (voire de manant) face au seigneur du château. Jean-Luc Lagardère, en tant que grand capitaine d'industrie pouvait être écouté avec intérêt, Édouard de Rothschild, en tant que grand financier pouvait l'être aussi, mais que dire de Belinguier, d'Indy et Tassin pour ne citer qu'eux? Des gens sans ambitions pour le galop français et sans aucune intention de lâcher leurs entrées à la cantine!
Moi je dis bien au contraire, si on n'écarte pas rapidement ces personnes on court à la catastrophe





Même si chacun est bien sûr libre d'exprimer sa pensée sur le fond, merci de faire aussi attention à la forme... pirat

La modération.

bon_mot

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Anastasya le Sam 20 Déc 2014 - 22:47

Lu dans JDG ce soir:

LE DOUBLE LANGAGE DES DIRIGEANTS :
« FAITES CE QUE JE DIS, NE FAITES PAS CE QUE JE FAIS »
Par Corine Barande-Barbe

On lit des déclarations indiquant que les entraîneurs n’ont pas vocation à nourrir des galopeurs, ni à l’élevage ni à l’entraînement, et que c’est pour cela qu’il faut les priver d’une représentation dans les collèges éleveurs et propriétaires des instances. C’est nier l’évidence !
Les observateurs et les membres du Comité doivent être conscients de la situation et faire la part des choses :
C’est un fait qu’au moins 60 % des galopeurs appartiennent aux entraîneurs.
Les douze administrateurs de France Galop le savent bien puisqu’en 2014 neuf des dix qui ont actuellement des chevaux sont tous associés avec leur entraîneur :
Bretrand Belinguier avec Jean-Claude Rouget ; Jean Biraben avec Didier Guillemin et Stéphane-Richard Simon ; Louis de Bourgoing avec Marcel Rolland ; Jean d’Indy avec Gilles Chaignon ; Philippe Jeanneret avec Didier Guillemin ; Mme Loïc Malivet avec Pascal Journiac ; Henri de Pracomtal avec François Doumen ; François Rohaut, entraîneur, est impliqué
dans dix chevaux, dont deux en propre et huit en associations/
locations.
Pour information, les douze chevaux de Patrick Fellous sont en association avec ses huit entraîneurs. Jean-Claude Rouget lui-même est associé sur onze des chevaux qu’il entraîne et sur quatre chevaux entraînés par des collègues.

Dès lors, les motivations de la modification du Code électoral sont des plus obscures.

POURQUOI FAIRE TAIRE LES ENTRAÎNEURS QUI ONT DES CHEVAUX ?

Une passion dévorante pousse les professionnels à s’investir, parfois au-delà du raisonnable, dans l’espoir d’avoir un champion ou au moins de vivre leur rêve, quoi qu’il en coûte.
Ceux qui crient haut et fort que c’est contre nature encouragent pourtant ce processus en l’utilisant.
On peut dire qu’ils profitent de cette passion pour avoir des chevaux sans trop y laisser de plumes et s’installent dans les instances en refusant à leurs associés le droit de s’exprimer!
Pourtant, en prospectant, en s’associant parfois, les entraîneurs prouvent qu’ils sont capables de transmettre leur rêve et de trouver de nouveaux clients, ce qui n’est pas le cas des services dédiés à cette cause.

D’UN POINT DE VUE JURIDIQUE

La modification proposée n’a fait l’objet d’aucun débat et apparaît à neuf mois du dépôt des listes. C’est une forme de détournement de pouvoir. Discriminatoire envers une catégorie des membres de France Galop (les plus actifs), elle porte atteinte au principe d’égalité puisqu’un propriétaire
peut se présenter chez les éleveurs et vice-versa, SAUF s’il est également entraîneur. Il s’agit d’une crise de représentativité.
Est-ce que France Galop, qui a mission de service public, a le droit d’arbitrer la qualité d’éligibilité de ses membres et de soumettre ce choix à ceux profiteraient directement du changement ?
Réduire les droits d’une catégorie de membres qui pourtant continuent de partager les intérêts et valeurs des autres membres remet en cause la légitimité même des membres du Comité. Il serait raisonnable d’ajourner
cette proposition.

UN MESSAGE NÉGATIF

En 1981, j’ai commencé par être propriétaire, puis éleveur des produits de mon premier champion Deep Roots. J’ai obtenu ma licence d’entraîneur en 1991 et, au fil des ans, sont venus Carling, Red Roses Story, Ela Merici, Perfect Vintage, Cirrus des Aigles au niveau groupes et bien
d’autres Air Bag, My Stone, Tigron, Garlingari, etc.
Mes amis sont devenus des clients ou des associés et vice versa.
Quand ils ont des questions ou des problèmes, ils m’appellent et me font confiance pour les conseiller et les aider dans les méandres de France Galop.
Sans mes chevaux personnels, il y a bien des années où je ne m’en serais pas sortie.
Le message de France Galop me pousse à ne plus répondre aux éleveurs qui me proposent régulièrement d’entretenir les chevaux qu’ils ont élevés au prix de sacrifices importants.
Que deviendront ces chevaux si les entraîneurs ne jouent plus le jeu qu’on leur impose, sans souci de la difficulté du challenge ?
Je trouve regrettables les divisions qu’engendre aujourd’hui
cette initiative étonnante qui consiste à faire taire les utilisateurs à n’importe quel prix.
Je doute que le Galop puisse sortir de la crise en niant la réalité et en cultivant les oppositions.
Si le Comité s’engage sur cette voie, nul doute que la réforme viendra d’ailleurs et qu’un jour, plus ou moins proche, nous perdrons la maîtrise de ce système capable de si bien réussir et que nous aimons tant.

Anastasya

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par slipin le Dim 21 Déc 2014 - 12:48

C'est exactement par le biais de location de mes produits, puis d'associations avec mon entraîneur de l'époque, que je suis entrée dans le monde des courses, il y a maintenant plus de 15 ans. C'est d'ailleurs Corine qui m'avait mis le pied à l'étrier, et m'a donné gout à ce monde qui m'était totalement inconnu Plus tard j'ai obtenu mes couleurs, un permis d'entrainer et à l'heure actuelle mon entraîneur est associé à quasi tous mes chevaux produits d'élevage ou autres. Je rajoute que je ne dois vraiment pas être la seule à avoir progresser ainsi dans le milieu des courses !

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Anastasya le Dim 21 Déc 2014 - 16:27

Beaucoup de propriétaires franchissent le pas anxiogène d'acquisition d'un premier cheval et ou d'un nouvel investissement car ils sont réconfortés par la confiance que porte leur entraineur envers cet équidé, surtout lorsqu'il est prêt à investir à leurs côtés.

Pour ma part, le plus choquant, c'est de voir que des personnes proches des dirigeants ont lu que des tableaux financiers comportaient des erreurs de 60 millions d'euros (environ 25 témoins ont assisté à cette réunion) et que cela ne les interpelle pas, pas plus d'ailleurs que certains soutiens sur ce forum.
Pire, alors que l'année 2014 se clôt à France Galop avec un déficit à - 35 millions d'euros, l'obsession du président est d'évincer du processus électoral 3 professionnels largement élus démocratiquement sur 50 votants au comité, dont 25 cooptés (par définition non élus) qui ne doivent leur place qu'à du "coopinage" et ne sont parfois pas impliqués dans l'activité.

La priorité pour pérenniser notre système ne devrait-elle pas être ailleurs?

Le président de FG a une image très dégradée auprès des ministères, défiants envers son budget. Ce type de mesquinerie ne va que renforcer ce sentiment, d'autant plus, que ceux qui auront été évincés en contradiction avec les statuts seront légitimes pour exercer un recours pour détournement de pouvoir et discrimination auprès des tutelles. La bassesse de la manoeuvre ne va pas renforcer son crédit.
Les ministres attendent des actions de redressement économique d'envergure: la priorité de FG est de museler ceux qui pourraient aider ce processus en proposant et investissant. Difficile à expliquer au ministère du budget, n'est-ce pas?
Il risque d'y avoir clash et que l'état impose une "curatelle" à cette institution s'il la sent à la dérive.

Anastasya

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par MIKADOR le Ven 26 Déc 2014 - 14:06

[quote="slipin"] C'est exactement par le biais de location de mes produits, puis d'associations avec mon entraîneur de l'époque, que je suis entrée dans le monde des courses, il y a maintenant plus de 15 ans. /quote]
Et bien moi, j'ai démarré il y a 15 ans avec un projet basé sur 3 juments, et c'est parce que j'ai vendu mes poulains à un propriétaire que j'ai pu continuer et développer un élevage de 12 juments aujourd'hui. Il est clair que sans vendre mes produits, je n'aurais rien développé du tout et je serais probablement resté à 1 ou 2 juments que je pouvais assumer financièrement.

Pour les entraineurs, c'est pareil, s'ils n'ont des propriétaires que pour 15 chevaux, les 40 autres, ils doivent avoir les moyens de les assumer eux même ou ne pas les avoir...
et ce n'est pas à qui que ce soit d'autre d'assumer et surtout pas à France Galop qui n'est qu'un organisme organisateur de courses dans le but de sélectionner les chevaux à des fins d'élevage ! c'est la seule raison d'être de l'institution, il ne faut pas oublier les fondamentaux.

C'est de la logique économique et être entraineur, c'est avant tout être à la tête d'une PME avec des salariés, des fournisseurs et des clients.

Le statut de propriétaire a bien été crée pour donner un rôle a des gens fortuné qui en contrepartie financent les autres acteurs ( Jockeys, Entraineurs, Éleveurs ), même si des fois on se passerait bien d'avoir quelqu'un qui décide de la carrière de votre poulain à son profit.

En attendant, le CA de France Galop a bien modifié le code électoral lundi dernier.

MIKADOR

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Anastasya le Ven 9 Jan 2015 - 20:54

Lu dans Paris Turf ce jour:

Maisons-Laffitte : Patricia Butel trouve porte close - De retour de Cagnes, Patricia Butel n'a pu intégrer, comme elle l'espérait, sa nouvelle écurie à Maisons-Laffitte. France Galop, son bailleur, étudie plusieurs options, dont celle de vendre des boxes loués auparavant...



Sur la route, de retour de Cagnes, Patrica Butel a expliqué à notre collaborateur Cédric Philippe: “Il y a environ un an, une commission de France Galop m'a attribué la cour qu'occupait anciennement Frédéric Danloux, avenue Marivaux, à Maisons-Laffitte. Cela me permettait ainsi de voir mon effectif regroupé en un seul site, moi qui, auparavant, avais deux écuries fixées en deux lieux différents. Suite au blocage de l'écurie de monsieur Danloux jusqu'à octobre dernier, j'ai donc patienté avant de prendre possession de ces boxes. Il y avait certes de sérieux travaux à effectuer dans la maison. Mais on m'a stipulé que je pouvais, à mon retour de Cagnes-sur-Mer, début janvier, y installer mes pensionnaires. J'ai donc envoyé mon préavis de la cour avenue Madame Laffitte ; j'ai fait couper l'eau, l'électricité... À ma grande surprise, mon préavis a été refusé par France Galop : à une semaine de mon retour de Cagnes, on m'a informé que, finalement, suite aux importants travaux à effectuer, je ne pouvais plus intégrer les boxes avenue Marivaux. Même si j'avais une correspondance de France Galop datant de septembre dernier qui me les attribuait pourtant de façon formelle. Début janvier, j'ai commencé à faire remonter des chevaux depuis Cagnes. Ma première cour étant complète et la seconde sans eau, ni électricité, j'ai donc pris le parti de les faire intégrer la cour Marivaux. J'ai depuis eu une discussion assez animée avec monsieur Delègue. Les boxes ont depuis été cadenassés par les services de France Galop et des tracteurs en bloquent l'accès… Une situation ubuesque. D'autant que j'ai onze autres chevaux qui sont ce mercredi sur la route de Maisons-Laffitte depuis Cagnes. Où les mettre... ?”
Depuis cette déclaration, les chevaux de Patricia Butel ont pu regagner leurs anciens boxes. Nous avons toutefois demandé des explications à Thierry Delègue, directeur général de France Galop : “L'écurie de Frédéric Danloux a été libérée il y a quelques mois et d'importants travaux restent à y faire. Il est vrai que nous avions initialement projeté de l'affecter à madame Butel, par ailleurs titulaire d'un bail d'une autre écurie de France Galop. Nous avons souhaité qu'elle conserve pour l'instant cette implantation, car nous réfléchissons aujourd'hui à l'aspect patrimonial de nos écuries. En effet, la contrainte liée aux baux ruraux pose un problème majeur, qui va au-delà du cas particulier. Nous voulons étudier toutes les possibilités et, parmi celles-ci, il y a la cession d'écuries. Leur vente à des entraîneurs est une option qui a des avantages et nous pouvons en donner une interprétation positive : les professionnels qui investissent veulent se fixer à Maisons-Laffitte, car il n'est pas question de fermer le centre d'entraînement. Avec les entraîneurs, nous avons prévu de nous réunir afin d'étudier la possibilité d'optimiser les surfaces, puisque le centre peut accueillir plus de 1.200 chevaux et qu'actuellement, il n'y en a que 600 environ. Au moment où le budget de France Galop prévoit un déficit de 38 millions d'euros en 2015, nous devons maîtriser nos coûts pour assurer la pérennité de tous. Mais, je le répète, notre intention n'est pas de fermer le site, qui reste un pourvoyeur important de partants, tant en plat qu'en obstacle.”

Anastasya

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Anastasya le Jeu 15 Jan 2015 - 16:14

Lu sur internet ce jour:

SUR LA CHASSE AUX ENTRAINEURS

Une conception très insolite de la notion de « professionnel » s’impose insidieusement dans l’institution Galop.

Les vrais professionnels (ceux qui comptent et que l’on doit écouter) seraient les « Propriétaires », les indispensables financiers du système. Ils sont suivis dans le palmarès par les « Éleveurs », ce qui est logique sachant que les éleveurs donnent naissance aux compétiteurs dans leurs haras.

Au bas de l’échelle, on découvre les « entraîneurs », les seuls qui sont d’ailleurs « titulaires » d’une licence professionnelle. Pourquoi ces entraîneurs sont-ils compartimentés dans un positionnement inférieur ?

En fait, c’est au nom d’une bien ancienne tradition : l’entraîneur « sert » le propriétaire, il est un simple prestataire de service. Disons pour forcer le trait dont nous héritons de l’ancien régime, l’entraîneur est une sorte de « chauffeur » ou de « dresseur » au service de ceux qui détiennent l’animal si précieux.
Je répète l’image tenace : L’ENTRAÎNEUR EST AU SERVICE DU PROPRIÉTAIRE, c’est un peu son larbin, et le propriétaire peut en changer à son gré.

D’ailleurs, quand on a créé les structures de France Galop dans les années 90, il n’y avait aucune place d’entraîneur (dans la tradition de la Société d’Encouragement) au Conseil d’Administration. C’est au forceps que la modernité a imposé un minuscule siège pour l’entraîneur, comme les 3 petits sièges du Comité pourtant pléthorique (il sera à 60 sièges dans le délire politicard du projet de réélection de Bélinguier). 3 entraîneurs sur 60 membres !

On se retrouve dans une sorte de système d’apartheid soft qui marginalise l’entraîneur, alors que ce dernier joue un rôle archi central, assurant la liaison effective entre les propriétaires entre eux, entre les propriétaires et la réalité du terrain, entre les propriétaires et les éleveurs, entre les propriétaires et France Galop. L’entraîneur est au centre du dispositif, c’est lui qui assure le fonctionnement du « réseau courses ».

Et aujourd’hui, du fait de la volonté de Bélinguier et de Kermadec, il est « borduré » par les nouvelles dispositions électorales qui, dans l’esprit des promoteurs, REMETTENT LES ENTRAINEURS À LEUR PLACE. C’est-à-dire à la place SUBALTERNE qui leur revient depuis la créations des courses hippiques.

Cette entreprise est scandaleuse, elle vise à exclure les forces vives du système des zones de décision, comme si les entraîneurs étaient des personnes irréfléchies et réduites (certains d’entre eux sont d’anciens jockeys, et l’on voit mal ce qu’ils pourraient dire sur des sujets qui ne sont pas de leur ressort). Ces vues quasi racistes des dirigeants actuels nous renvoient aux temps sombres de notre pays où certaines couches de la population n’avaient pas le droit à la parole.

C’est précisément qui arrive aujourd’hui aux entraîneurs qui sont devenus collectivement les MAL-AIMÉS de l’Institution Galop, sans doute parce qu’ils sont trop clairvoyants, trop proches des réalités du terrain, trop en prise avec les réalités économiques, pour le troupeau de sénateurs repus qui monopolisent le privilège de décider, entre deux repas arrosés.

Je ne suis pas du tout Charlie doivent se dire discrètement ces hommes d’un autre âge. Mais pendant ce temps, le Galop se meurt.

Jean Colombelli
(je ne suis pas entraîneur, mais petit copropriétaire)

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Anastasya le Dim 25 Jan 2015 - 15:44


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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par taxi40 le Lun 26 Jan 2015 - 15:20

A l'AG du syndicat des propriétaires du Sud Ouest,Mr FELLOUS s'exprimant au sujet du mouvement des entraîneurs propriétaires:"De discussion,il n'y en a pas eu et il n'y en aura pas".Quel discours démocratique.....Lorsque l'on regarde la répartition de son effectif,ses entraîneurs sont tous propriétaires.Maintenant,qui a tort,qui a raison?Je n'en sais rien.Mais encore faut il être à l'écoute des arguments de chacun.

taxi40

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Invité le Jeu 26 Mar 2015 - 21:40

http://www.paris-turf.com/actualites/tous-les-articles/l-etat-se-penche-sur-les-comptes-des-courses-92612

Ce jeudi, France Galop a reçu une lettre cosignée par les deux ministres de tutelle, Stéphane Le Foll et Christian Eckert, demandant à la société mère d'équilibrer son budget 2016-2017. Une variable d'ajustement semble préconisée : les allocations. Nous en saurons certainement plus après le comité de France Galop, lundi prochain. Reste à savoir si Le Trot est aussi concerné...



Hausse de la TVA, baisse des allocations préconisée, où comment tuer les courses à petit feu. Une filière qui se meurt, c'est du chômage qui se propage, mais visiblement, tout le monde ne l'a pas encore compris...

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par almadria le Mar 31 Mar 2015 - 7:00


Paru dans JDG :

Le Premier Ministre Manuel Valls a signé, vendredi 27 mars, le Décret portant modification des statuts des sociétés de course. Par ce décret, France Galop va pouvoir accueillir jusqu’à 60 membres au sein de son Comité, au lieu de 50 actuellement.

Mais pour connaître le chiffre définitif, il faudra attendre le Comité du 11 mai car c’est à la majorité actuelle qu’il reviendra de choisir l’effectif de la future assemblée.

La proposition de la présidence, en accord unanime avec le Conseil d’administration, sera de monter à 56 membres. Une moitié sera constituée des socioprofessionnels (avec 1 siège de plus aux entraîneurs et 3 de plus aux présidents de Comités régionaux) et l’autre de membres associés (20 cooptés au lieu de 23, mais 2 présidents de sociétés courses - ce qui est nouveau -, et 3 présidents de Conseil régionaux en plus des 3 actuels).

Le 11 mai, le vote à une majorité des deux tiers sera requis. Soit, au vu de la composition actuelle, au moins 34 voix pour (sur 50 votants).

almadria

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Anastasya le Dim 19 Avr 2015 - 20:08

Lu vendredi dans Médiapart:

Bercy semonce les sociétés de courses : recettes en baisse, dépenses en hausse
17 AVRIL 2015 | PAR GUY DE LA BROSSE

Les sociétés de courses fonctionnent selon la loi de 1901 d’associations à but non lucratif. Pourtant, elles génèrent, via le PMU, un chiffre d’affaires très élevé de 10 milliards, presque essentiellement les paris hippiques. Elles sont placées sous la tutelle de deux ministères : l'économie et l’agriculture, en charge surtout de la règlementation des compétitions et du code. Le plus souvent, les ministres de la rue de Varenne ne montrent pas beaucoup d’intérêt pour le secteur, si ce n’est pour de grandes décisions. Par exemple, Michel Rocard avait été le principal instigateur, en 1983, d’une réforme démocratisant les statuts des sociétés de courses : un décret imposait des élections pour faire partie des comités directeurs, avec une représentation paritaire de cooptés et d’élus, propriétaires, entraîneurs ou éleveurs. Cela s’était passé sans trop de difficultés, grâce au charisme de celui qui était alors le tuteur rue de Varenne. Les dirigeants s’étaient inclinés d’assez bonne grâce finalement, en l’occurrence le président Hubert de Chaudenay. A cette époque, pourtant pas tellement lointaine, les « gens des courses », surtout ceux du Galop, conservateurs et membres du jockey club en majorité, étaient terrorisés par l’arrivée de la gauche au pouvoir. Certains allaient même jusqu’à annoncer « l’invasion de Longchamp » par les chars rouges.

Une lettre qui fait du bruit

En 4 décennies, les passions se sont calmées, mais de façon tout à fait normale et légale, Bercy exerce son rôle de contrôleur des recettes et dépenses. Directement intéressé à la répartition des flux financiers, en effet sur près de 10 milliards de chiffre d’affaires du PMU au cours du dernier exercice, la répartition est la suivante grosso modo : 72 % de retours aux parieurs, 14 % pour les organisateurs, le PMU d’abord, la gestion des sociétés et les allocations de courses ensuite, et près de 14 % directement en retours ou en ponctions pour les finances publiques. Or le Ministre du Budget, Christian Eckert, vient, comme l’a écrit Sylvain Copier dans Paris-Turf, de « sortir de l’ombre », adressant une lettre cadrée et sévère au président de France Galop, Bertrand Bélinguier, et dont la spécialité est particulièrement dépensière, et à Dominique de Bellaigue, son alter ego au Trot. Il écrit notamment « nous vous encourageons à poursuivre vos efforts en diminuant le montant d’allocations qui ces dernières années ont cru de façon disproportionnée par rapport au niveau des prix à la consommation ainsi qu’à l’évolution des enjeux sur les paris hippiques ». Ceux-ci, en effet, après une période ascensionnelle, jusqu’à 10 % de plus certaines années, subissent, en 2014 et encore cette année, au premier trimestre, une régression de moins 2,8 %. La crise économique nationale en est la cause principale mais également la concurrence accrue de la Française des Jeux qui ne cesse d’attirer de plus en plus d’adeptes, aussi bien pour le Loto que les paris sportifs, jeux à grattage, en dur ou en ligne. Contrairement à ce qui avait été espéré, l’ouverture à la concurrence des jeux par internet, voulue en 2009 par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, très proche d’opérateurs de jeux en ligne, a été très néfaste à la filière des courses. Elle ne récolte que des miettes des investissements des joueurs, notamment les jeunes, très peu intéressés par le pari hippique.

Cette situation inquiète donc autant la tutelle, d’où sa lettre de mise en garde, que les propriétaires, entraîneurs ou éleveurs, à tous les étages de la compétition. Pourtant, comme si de rien n’était, la marche en avant, presque à l’aveuglette, se poursuit en puisant sur les réserves des années précédentes.

Que de belles phrases

Accusés plus ou moins ouvertement d’une gestion laxiste, les intéressés n’apportent que des réponses dilatoires à leur mise en cause. Ils arguent de la création d’un groupe de travail et de réflexion, un plan stratégique qui selon eux aurait des effets quasi miraculeux… en l’an 2000. Les réunions se succèdent pour trouver des solutions à la crise, mais sans préconiser de véritables décisions, sinon de belles phrases d’autosatisfaction : par exemple « la réussite du PMU est conditionnée par la solidité des courses (Xavier Hürstel, énarque, nouveau Président du PMU) » ou encore « face à une concurrence de plus en plus forte, des acteurs du marché du divertissement et des loisirs, nous devons être capables de nous réformer pour garder notre clientèle, la renouveler et retrouver les moyens de notre croissance et de notre développement ». Voire encore, à l’issue d’une grand-messe réunissant, le 11 février, les principaux affidés dans les salons de l’Automobile Club de France, place de la Concorde (coût : 34 000 €), cette autre florilège « le seul spectacle sportif associant l’homme et le cheval qui allie authenticité et modernité, riche d’émotions démultipliées par le pari ». Le communiqué de presse titrait « Une attractivité retrouvée grâce à une modernisation en profondeur » et concluait « avec ce plan […] c’est en redonnant toute sa place aux courses dans l’univers des jeux et loisirs que l’institution garantira la pérennité économique et le niveau d’emploi de toute la filière hippique française ».

C’est beau comme de l’antique, on croit rêver.

Tous les autres textes ou slogans, notamment de la Direction du marketing et de la communication de France Galop (l’inénarrable Monsieur Giletta), sont de la même veine, tandis que les hippodromes se vident et que les bureaux de PMU, à Paris comme en Province, voient leur clientèle se restreindre chaque jour. Sur le terrain, c'est-à-dire les différents champs de courses, la situation, en effet, devient de plus en plus critique. Les turfistes ne se déplacent plus : quelques centaines de fidèles seulement en semaine et risquant d’être de moins en moins nombreux dans les années à venir. En effet, (contrairement au Trot qui a une politique très différente avec une offre d’entrées à moins de cinq euros, assortie de tickets de paris gratuits), chez les pur-sang, on voudrait faire payer les entrées à des tarifs comparables à ceux des loges du Parc des Princes pour le Paris-Saint-Germain. Plus grave encore, a été décidée la fermeture du service dit PMH, c'est-à-dire les jeux en direct aux guichets des champs de courses. Un reclassement d’une partie des 127 salariés est prévu au PMU, d’autres faisant valoir leur droit à la retraite. Mais la fermeture des guichets induirait également la fin du lien social, de la convivialité, où se retrouvent en files d’attente les gros parieurs comme les turfistes d’un jour. Les tablettes ou bornes automatiques n’ont rien de bien convivial. Les salariés commencent à s’inquiéter de la dégradation de la situation financière et du blocage des salaires. Devant le refus de France Galop (423 permanents) d’accorder 1 % d’augmentation cette année, une délégation syndicale a occupé la piste de Saint-Cloud le 14 avril, retardant d’une dizaine de minutes le départ de la course du Quinté, devant les caméras de télévision et des reporters ébahis et muets devant ce spectacle inhabituel... et tant d’audace.

Huit hippodromes pour France Galop

Les courses de plat et d’obstacles, en région parisienne et assimilées, se disputent sur 9 hippodromes : Auteuil et Enghien pour l’obstacle, Longchamp, Chantilly, Maisons-Laffitte, Saint-Cloud, Deauville, Compiègne et Fontainebleau pour le plat. Cela peut sembler pléthorique, vu de l’extérieur, et plus prosaïquement coûteux car chaque terrain demande un personnel qualifié pour l’entretien des pistes et des salariés assurant l’administration et la bonne marche de toute réunion. On peut s’étonner que les autorités de tutelle ne se montrent pas plus exigeantes dans le cadre du souci de gestion ci-dessus expliqué, pour demander que soient « nettoyées » les écuries d’Augias. Nous avons évoqué, dans un article publié à la veille de l’Arc de Triomphe, le cas de Longchamp. Considéré comme la pièce maîtresse de l’image de marque des courses internationales, ce site appartenant à la Ville de Paris, comme Auteuil d’ailleurs, est l’objet d’une controverse. Sans être vétuste, il est cependant peu fonctionnel, voire amianté, et inadapté aux grandes réunions des mois de juillet (Grand Prix de Paris) et d’octobre (Arc de Triomphe). Un projet pharaonique est à l’ordre du jour, très coûteux, de près de 200 millions. Le président du Galop, Bertrand Bélinguier, probablement réélu à ce poste en fin d’année, tient mordicus à sa concrétisation, s’appuyant sur une campagne de lobbying forcenée. Notamment 3 pages de plaidoyer pro domo dans Paris-Turf. Il est déjà envisagé de fermer le site du Bois de Boulogne pendant deux ans, pour le transférer provisoirement à Chantilly, cité chère à Eric Woerth, l’ami de la famille (leurs épouses ont fait courir sous une même casaque). Chantilly a été récemment modernisé avec l’aide notamment de la Région, de la municipalité mais aussi de son altesse l’Aga Khan et de la famille Wildenstein, véritables mécènes de ces travaux.

Pour Longchamp, ce sont les grands propriétaires du Qatar qui seraient disposés à assumer les frais. Une assurance de leur part aurait déjà été donnée pour la « prise de contrôle » et la privatisation de la tribune dite présidentielle, où ils pourraient recevoir leurs amis et connaissances, notamment au grand week-end de l’Arc de Triomphe. Tout cela reste encore en pointillés, la municipalité parisienne a donné un accord de principe seulement, puis maintenant pourrait être plus réticente à encourager une sorte de fuite en avant, dépensière et risquant de contrarier Bercy.

Les HLM de Saint-Cloud

Ces dernières semaines, une bombe a éclaté, mettant en émoi les élus de l’ouest de Paris, et plus précisément de Saint-Cloud et des communes avoisinantes des Hauts-de-Seine. C’est Le Parisien qui dans son édition du 11 mars a levé le lièvre avec ce titre « 6 000 logements envisagés à la place de l’hippodrome ». Un vaste projet sur 65 hectares du site appartenant à France Galop. L’initiative vient du ministère du logement dans le cadre d’une Opération d’Intérêt National où c’est l’OIN, et plus concrètement le Grand Paris qui intervient et délivre les permis de construire. On évoque 520 000 m² habitables et 70 000 m² d’activités tertiaires et d’équipements. En partie des HLM, mais également des accessions au logement de particuliers ou de sociétés financés par ceux qui veulent devenir acquéreurs. Des espaces verts et des jardins sont également inscrits dans les premiers libellés du projet pour ne pas déplaire aux écologistes. Plusieurs opérations du même genre sont en cours de concrétisation notamment à Aubervilliers sur un lieu-dit Le Fort, actuellement propriété de l’armée. Il ne soulève pas de grosses oppositions car il n’est pas susceptible de modifier les tendances électorales d’un département détenu en majorité par le Parti socialiste et le Parti communiste.

Par contre, dans l’Ouest parisien, l’implantation d’HLM et donc d’électeurs nouveaux, d’essence plus populaire, fait frémir Patrick Devedjian, récemment réélu à la tête du département et tous les maires, notamment ceux de Rueil, Saint-Cloud et Suresnes.

Ce dossier, dit « Les ateliers du Grand Paris objectif 2020 », comporte 33 sites à l’étude, 70 000 logements par an puis 200 000 au total. Il est pris à bras le corps par les ministres concernés comme au plan des départements de la couronne. Il en a été question, lors de l’assemblée générale des maires de l’Ile de France au cours de laquelle le Préfet de région a précisé la volonté de l’exécutif d’avancer rapidement, afin d’éviter que certains (dans les Hauts de Seine notamment, on y revient, et plus précisément à Saint-Cloud) ne jouent la montre, dans l’attente d’un changement de majorité à tous les niveaux dans l’exécutif en 2017. Ainsi, l’Office du Logement pourrait être amené à réquisitionner les terrains si les maires n’acceptent pas les propositions de ventes aux tarifs fixés par les domaines.

En quelques sortes un avertissement sans frais.

Des recettes inespérées

La société France Galop, dès qu’elle a eu connaissance du projet d’immobilier sur « son hippodrome », a rejoint dans leur contestation les maires du 92. Ses dirigeants ont tout autant manifesté une opposition radicale, à l’ « expropriation » d’un hippodrome et de terrains qui lui avaient été en quelques sortes légués par la succession Boussac il y a quatre décennies, et pour lesquels les célèbres promoteurs Balkany avaient « à l’époque » manifesté de l’intérêt, flairant la bonne affaire.

Depuis, la situation a évolué : vingt-cinq réunions de courses maximum sont inscrites au calendrier de Saint-Cloud chaque année. Les mieux dotées, dites courses de groupes, réunissent très peu de partants et ne sont pas rentables. Tout cela coûte cher. Et en période de crise, paraît injustifié. Même si Bertrand Bélinguier et son conseil d’administration affirment que la fermeture ou l’expulsion serait « dramatique pour la filière », sous prétexte que les compétitions de Saint-Cloud ne sont pas transférables puisque disputées sur un parcours à nul autre pareil (techniquement ce que l’on appelle corde à gauche… personne n’est parfait). Cette thèse semble légère. Pourrait-il s’agir d’un jeu de rôles ? En effet, même si l’acquisition par l’établissement public foncier d’Ile de France et autre organisme, en accord avec les ministères de tutelle, ne se ferait pas au prix fort du marché, France Galop toucherait cependant certainement en échange une somme rondelette, bienvenue en période de manque de recettes comme nous venons de l’expliquer. Et surtout induirait une économie d’échelle et de gestion allant dans le sens des directives du ministre de tutelle. Les courses de Saint-Cloud pourraient être transférées à Maisons-Laffitte, dont le pétulant maire Jacques Myard (UMP) craint, de son côté, des mesures de restriction de l’activité de son hippodrome ; et d’un centre d’entraînement qui, contrairement à celui de Chantilly, est occupé par de petits propriétaires et entraîneurs de base, souvent en difficulté financière, et pour lesquels les terrains mansonniens sont la raison de vivre.

En somme à tous les étages, la boucle est bouclée. Un jeu de rôles et une comédie humaine hippique, mais pas pour autant épique.

Guy de la Brosse, ancien chroniqueur hippique au Monde, directeur de La Tribune Hippique.

Anastasya

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Anastasya le Lun 11 Mai 2015 - 11:47

Lu dans JDG ce jour:

"En début de réunion du Comité, le Président (Bélinguier) a fait connaître sa décision pour l’avenir, comme il l’avait annoncé l’année dernière.

Il ne sera pas candidat au renouvellement de ses fonctions. Ayant dépassé la limite d’âge prévue pour les membres du Comité, il ne souhaite pas utiliser la disposition exceptionnelle des statuts qui permet d’être candidat au-delà de 72 ans.

Le Président a ajouté qu’il continuera d’exercer le mandat qui lui a été confié par le Comité, jusqu’à son terme, avec le même engagement, au sein de France Galop."

Anastasya

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par frontside le Mar 13 Oct 2015 - 21:52

Aieeeee !!! le poil a gratter de l'intitution est de retour ....
bien sur toute la filiere pense la meme chose donc ca aurait pu etre n'importe quel intervenant qui aurait fait ce discours .
C'est bien de le rappeler parfois . Esperons que les elections accoucheront d'un president concerné par la situation .

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frontside

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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

Message par Moonage le Mar 13 Oct 2015 - 22:46

Merci, partagé sur la page FB d'Aucanter Wink
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Re: Lettre ouverte au Président Belinguier

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